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HORS DES SENTIERS BATTUS

 

La majorité des touristes qui se sont rendus à la Grande Muraille vous le diront : il y a trop de monde ! Généralement, on visite la Grande Muraille sur la section de Badaling. Pourquoi ? Simplement parce que c’est la section la plus proche de Beijing, c’est beaucoup plus simple d’accès et moins cher (du moins quand on s’y rend par ses propres moyens). Oui mais le souci c’est qu’on compare souvent Badaling à Disneyland tellement les touristes y sont nombreux.

Pour éviter ce « désastre », je me suis creusée la tête… Comment réaliser l’un de mes rêves les plus fous ? Poser un pied sur la Grande Muraille de Chine, marcher des kilomètres et des kilomètres et évidemment, prendre de magnifiques photos de cette merveille du monde (oui, la Muraille de Chine fait partie des 7 nouvelles merveilles du monde depuis le 7 juillet 2007).

 

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LA RECHERCHE D’INFOS SANS UN MOT CHINOIS

 

J’ai alors cherché et je suis tombée sur Jinshanling, située dans le district de Luanping à 125 km de Beijing (Pékin) en pleine montagne. Cool, la montagne j’aime ça ! Selon diverses sources, Jinshanling serait la section où le paysage serait le plus spectaculaire. Tout ça me semble beaucoup trop beau pour être vrai, pourtant, Jinshanling ne connaît que très peu de touristes. Entre 125 km (Beijing-Jinshanling) et 80 km (Beijing-Badaling), il y a un gouffre.

Allez, place aux recherches ! Sur des dizaines de sites, blogs, applications GPS et guides de voyage consultés, aucun n’était en accord sur le trajet qui mène à Jinshanling. En effet, certains bus ne font le trajet qu’en saison haute c’est à dire du 3 avril au 1 novembre, certaines sources préconisent le train et d’autres le taxi. Ce dernier coûtant un bras et trois reins, je m’en remets à mon budget et décide de partir à la recherche de la solution la plus économique.

Finalement, je trouve un semblant d’infos : prendre le métro 13 ou 15 jusqu’à Wangjing West, puis le bus (oui mais lequel ?). Côté bus, on a le choix à Beijing ; ce n’est pas la peine de compter sur les autochtones car bien souvent, ils ne parlent pas anglais (à notre grand désespoir). Bon, je note quand même ces infos.

 

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ARRIVÉE A L’AÉROPORT DE BEIJING

 

Le 19 septembre 2016, à 6h30 précises, j’atterris à Beijing et y reste pour 17h. Ma destination suivante : Singapour plus au Sud. Tout cela est prévu pour me donner le temps de passer une journée complète sur la Grande Muraille. Je fais tamponner mon passeport pour un visa gratuit d’une journée disponible au niveau de la « special lane », située aux bureaux d’immigration certains aéroports chinois (Beijing, Shanghai, Guangzhou…).

Une fois sur le territoire chinois, je passe au fameux « tourist information » qui en fait, ne m’a pas tellement aidée. J’ai même essayé de m’exprimer en mandarin : « Jinshanling Chang Cheng ? », rien à faire : les employés ne connaissent pas ou ne me comprennent pas. On me dirige alors vers un taxi qui me propose de m’y conduire pour 200 dollars. Je ris puis je pars. Je n’abandonne pas, de toute façon, je n’abandonne jamais !

 

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DE L’AÉROPORT A JINSHANLING

 

Je pars pour acheter mon ticket Airport Express jusqu’à la station Donghzimen pour 25 yuan (prix par trajet). Par chance, un expatrié qui parle anglais ET chinois me voit déchiffrer des flyers en mandarin. Il me propose donc son aide, je lui donne ma destination, il contacte un de ses amis pour en savoir plus sur le trajet. Il me confirme que je dois me rendre à Wangjing West et emprunter la sortie C. Une fois sortie, je passe la passerelle et descends les escaliers du côté droit. J’arrive à une multitude d’arrêts de bus sans nom et sans numéro. Je demande de l’aide mais en vain, personne ne me comprend et je ne comprends personne. La patience est la clé du succès !

Une jeune fille m’indique le poste de police situé au coin de la rue et je demande une dernière fois, avec peu d’espoir « Jinshanling ? ». Les policiers m’indiquent d’un geste la gare routière pour les bus longs trajets. Tout ça pour ça ? J’étais si près… J’arrive enfin quand je vois le petit écriteau Luanping / Jinshanling Great Wall au niveau de la fil. Non ! Le bus part mais sans moi. Une autre personne le loupe et nous attendons ensemble. On essaye de communiquer : à quelle heure passe le prochain bus ? Elle m’indique l’heure actuelle. Par chance, je sais compter en mandarin ! On m’indique une heure et demi d’attente. Dans la fil, il fait chaud et il y a de plus en plus de monde. Finalement le bus arrive une heure après. Le ticket coûte 32 yuan par trajet.

2 heures plus tard, Jinshanling ! Je descends, il s’agit en fait d’une aire d’autoroute et il faut prendre un autre transport ou faire le bout de chemin avec ses petits petons… D’ici, on voit déjà la Muraille couchée sur la montagne. Je commence la marche en prenant à droite face aux commerces. 5 minutes plus tard, un automobiliste local propose de nous y emmené pour 5 yuan chacun. Marché conclu ! Personne dans les parages, un beau ciel bleu, un soleil brillant et une brise rafraîchissante ne font pas de mal. L’entrée : 65 yuan en saison haute, pas de tarif étudiant et un employé peu aimable. Tant pis, ça ne gâchera pas ma journée.

 

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UNE RANDONNÉE INOUBLIABLE 

 

En arrivant à l’entrée principale, on a le choix entre plusieurs chemins. Une carte est disposée près de l’entrée où l’on trouve également des WC. Tout le long de la muraille, des vendeurs de bouteilles d’eau vous permettront d’éviter la déshydratation. Evidemment, les bouteilles y sont deux fois plus chers qu’en boutiques. Les vendeurs proposent également des souvenirs tels que cartes postales, aimants et autre bibelots.

Une fois en haut, le paysage est somptueux entre ruines, reliefs et forêts verdoyantes (du moins en septembre). En hiver, la vue doit y être magnifique avec les monts enneigés mais attention il gèle, les températures peuvent être extrêmes (j’ai survécu à -17°C l’année dernière à Beijing).

En bref : après l’entrée, à droite, c’est la partie la moins moderne, elle peut donc être dangereuse si l’on ne fait pas attention ! A gauche, la partie est plus moderne mais après une heure de marche, certaines parties sont en mauvais état mais c’est encore plus beau et plus authentique.

Attention à vous, j’ai croisé un scorpion venimeux sur la muraille ! Rien de méchant si on ne l’embête pas.

 

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RETOUR A BEIJING

 

Là, ça se gâte ! La sortie de la muraille n’étant pas bien indiquée, on peut vite se retrouver au milieu de nulle part. N’hésitez pas à demander aux vendeurs qui sont les mieux placés pour vous indiquer le chemin. Si vous avez de la chance, vous croiserez peut être un groupe de touristes accompagnés d’un guide qui se débrouille en anglais. Il vous indiquera la sortie sans hésité.

Si vous avez de la force dans les genoux, c’est le moment de l’utilisée ! Une petite demi-heure de descente puis on arrive sur une aire d’autoroute où passe un bus touristique gratuit toutes les heures. Ce dernier me ramène sur l’aire d’autoroute du départ, c’est-à-dire là où passe le bus retour vers Beijing. Mais en Chine, rien n’est simple ! J’arrive à 15h et le bus passe vers 15h30. Celui-ci est bondé, impossible de rentrer dedans… Le prochain : 16h30. En attendant, je sympathise avec d’autres touristes (une petite dizaine) qui, comme moi, attendent ce fameux bus. Il arrive enfin… encore bondé car il vient de Luanping. Impossible de monter dedans à nouveau, même en suppliant le chauffeur dans toutes les langues. C’est la loi, c’est comme ça. Evidemment, c’était le dernier. Oui, le dernier bus est à 16h30 ! Arghhhh…

Avec les autres touristes, on décide de demander à des locaux de nous ramener en ville contre une petite rémunération. Jackpot pour les deux chauffeurs : 150 yuan par tête (soit 750 par voiture). C’est un taïwanais parlant très bien l’anglais qui fait l’intermédiaire avec nous, il est lui même touriste. Il(s) me sauve(nt). Retour à l’aéroport pour moi vers 18h et à bye bye la Chine…

 

 

LE TRAJET EN BREF 

 

  • Métros 13 ou 15 jusqu’à Wangjing West
  • Sortie C : prendre la passerelle et descendre à droite
  • Marcher dans la même direction que les bus jusqu’au coin de la rue
  • Tourner à droite. Passer devant le poste de police puis continuer tout droit.
  • Marcher sur une cinquantaine de mètres et la gare routière est là sur la droite
  • Prendre le bus direction Luanping et s’arrêter sur l’aire d’autoroute Jinshanling
  • Faire le chemin à pied où attendre le bus touristique gratuit (fréquence : toutes les heures)

 

LE COÛT EN BREF 

 

  • Airport Express : 25 yuan
  • Métro : entre 2 et 7 yuan
  • Bus / trajet : 32 yuan
  • Entrée Jinshanling : 65 yuan
  • Chauffeur retour : 150 yuan

 

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Envole-toi pour l’Asie !

4 thoughts on “JINSHANLING : EXPLORER LA GRANDE MURAILLE DE CHINE SANS TOURISTE !

  1. Bonjour Linette !
    Merci pour ton petit like sur notre blog !
    Je découvre le tien avec plaisir à l’instant et cet article me rappelle notre virée à… Badaling ! J’avais fait des pieds et des mains pour visiter un autre site moins touristique, mais malgré notre bonne volonté je n’ai jamais réussi à me faire comprendre par nos accompagnateurs chinois ! Heureusement, nous étions début février, après le nouvel an chinois, et très tôt le matin pour voir le lever de soleil… Du coup il n’y avait pas grand monde ! Au final, c’est un très bon souvenir.
    Comme d’autre te l’ont écrit avant moi, ton récit donne envie de tenter l’aventure !
    A une prochaine fois,
    Fannico.

    1. J’adore le partage de souvenirs comme ça. Les blogs c’est aussi fait pour ça 🙂 Super expérience même à Disneyland (euuuh je veux dire Badaling ^^) le lever de soleil ça doit être tellement impressionnant sur cette imposante muraille, pour le coup, c’est moi qui t’envie !

  2. Un super article qui donne envie de découvrir la muraille de Chine. On s’est d’ailleurs retrouvé dans votre mode de voyage : recherche de lieux authentiques, improvisation, recherche d’informations auprès des locaux, patience …

    1. Oui il n’y a rien de mieux ce mode de voyage selon moi ^^

      PS : j’adore le nom de votre blog ^^
      Bonne continuation et surtout bon voyage !

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